On vous en dit plus sur les marqueurs culturels de plusieurs personnalités.
18 Juillet 2021
Eric Buy
Maire de Guînes
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Musique
Quel disque, CD ou musique vous vient immédiatement à l’esprit et vous a marqué pour toujours ?
« Au niveau de la musique, j’ai dû me replonger dans mes souvenirs. Dans la période de l’après Beatles. Avec un 45 tours de John Lennon. C’est bien sûr « Imagine ». Avec cette grosse pomme, symbole de la maison de disques, en plein milieu du vinyle. Cette chanson m’a profondément marqué. On est tout de suite frappé par les premières notes de piano. Même longtemps après, on se souvient des paroles. Elles sont gravées dans les têtes. Même si on ne comprend pas parfaitement l’anglais, on reconnaît une chanson de paix et de liberté. C’est le Peace-and-Love des années 70. On peut alors imaginer que l’on est dans un monde de paix. Malgré tout, une fois écoutée, on se dit qu’on n’est pas sorti de l’auberge ».
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« Mais, il y a une autre groupe que j’ai découvert à cette époque-là. Ce sont les Creedence, le Creedence Clearwater Revival. J’écoutais ça en boucle. C’était folk, c’était rock, c’était country. J’écoutais ça tout le temps. Tout comme Procol Harum. Malheureusement, je n’ai plus tous ces disques-là. Je n’ai plus les 45 tours, ni les 33 tours. Mais ils résonnent encore dans ma tête. Comme si c’était hier ».
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Album « Imagine » par John Lennon. 1971. Apple, EMI.
Album « Chronicle » par Creedence Clearwater Revival. 1976. Fantasy Records.
Cinéma
Quel est le film qui vous a plus particulièrement marqué ?
« Je me souviens de deux films anciens que j’ai regardé avec le ciné-club du collège. Ça ne date donc pas d’hier. Je ne me rappelle même pas par quel moyen s’était projeté. Le premier est un film de 1942 de Marcel Carné, « Les Visiteurs du soir ». Je ne sais pas vraiment pourquoi celui-ci m’a marqué. Peut-être à cause de la fin où le diable transforme les amoureux en pierre pour l’éternité. Pourtant, ce n’était pas une création qui devait s’adresser particulièrement aux jeunes mais ça a laissé une trace profonde dans ma mémoire. En plus, je me souviens d’une anecdote à propos du tournage. Il y avait une scène qui se déroulait dans un château. Sur la table, pendant un repas, il y avait des miches de pain. Et comme le tournage s’est déroulé durant la seconde guerre mondiale, les miches étaient creuses car les figurants et les techniciens grattaient la mie par en dessous tellement ils avaient faim ».
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« Toujours au collège, dans la même veine, on nous avait passés « Le Cuirassé Potemkine » de Sergueï Eisenstein. Et forcément une scène est restée dans toutes les mémoires. Et dans la mienne. C’est celle du landau qui dévale les marches. Ce sont donc ces deux chefs d’oeuvre qui ont frappé mon ressenti cinématographique ».
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Film « Les Visiteurs du soir » de Marcel Carné avec Arletty et Jules Berry. 1942. Productions André Paulvé.
Film « Le Cuirassé Potemkine » de Sergueï Eisenstein. 1925. Productions Goskino.
Littérature
À propos de littérature, quel est le livre qui vous a le plus marqué ?
« J’ai pris beaucoup de plaisir à lire « Le Rouge et le Noir » de Stendhal. C’est vraiment du classique. Mais ça m’a extrêmement plu. Historiquement parlant, ça te plonge particulièrement dans une époque. Quand tu vois l’histoire de Julien Sorel, pour les provinciaux que nous sommes, ça t’évoque vraiment quelque chose. Un peu comme « La Mare au diable » de George Sand. Avec ce côté provincial et paysan dans le bon sens du terme. J’aime bien me replonger dans cette ambiance et dans cette période toute particulière de la première moitié du 19ème siècle. Un jeune lecteur peut aussi s’identifier à Julien Sorel. Ce dernier finit par vaincre sa timidité et connaître ainsi ses premiers émois amoureux ».
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« Mais il faut bien dire que lorsque j’avais envie de passer un bon moment, je lisais les aventures de San-Antonio. Avec Bérurier et Compagnie. En même temps, le « Rouge » et le « Noir », c’est ça. Le « Rouge » pour Stendhal et le « Noir » pour San-Antonio. Avec ses histoires, c’était bien la première fois que je rigolais en lisant. En même temps, quand tu lis ça, tu ne peux pas faire autrement que de te marrer. Rien que les titres sont marrants. Stendhal et Frédéric Dard, c’est vraiment mon côté « Rouge » et « Noir ».
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« Le Rouge et le Noir » de Stendhal. 1830. Levasseur éditeur.
« Les Aventures de San-Antonio » de Frédéric Dard. 174 romans de 1949 à 1999. Éditions Fleuve noir.