On vous en dit plus sur les marqueurs culturels de plusieurs personnalités.
18 Mai 2026
Christophe Lanson
Président de l’Union des Commerçants
et Artisans de Licques
Chef d’entreprise, formateur
Conseiller municipal
Licques
Ses choix culturels
Musique
« Mes goûts évoluent bien sûr avec le temps mais, sur cette période-ci, c’est Calogero que j’ai en tête. Il y a des titres de Calogero qui sont entraînants mais qui sont en même temps engagés. Il y a vraiment des éléments dans les paroles qui sont porteuses d’un certain engagement et qui font écho en moi. On peut dire qu’il y a de vrais messages dans beaucoup de ses chansons. On le considère plutôt comme un artiste de variété mais les paroles de ses chansons sont porteuses de messages sociétaux. Je prendrais par exemple la chanson « Un jour au mauvais endroit ».
« Qui a mis ça, la guerre dans nos quartiers
L’abandon, l’ennui, la télé
Des couteaux de combat
Dans les mains des gamins
Pour un regard en croix, c’est la fin ».
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« Dans la même vague musicale, il y a également M qui est aussi un artiste de variété mais qui porte de la même manière des messages dans ses chansons. A ce titre, la chanson qui m’a marqué c’est la chanson « Océan ». Avec mon épouse, on a cette musique-là en commun qu’on a d’ailleurs même utilisée pour fêter nos vingt ans de mariage ».
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« Si je remonte dans le temps, mon groupe préféré, c’était Queen. Le style de Queen m’a beaucoup impacté. La chanson qui m’a marqué, c’est évidemment « Bohemian Rhapsody ». Elle a en même temps un côté calme, un côté un peu musique classique mais aussi ce côté déluré, déjanté qui est derrière ».
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Album « Les feux d’artifice » de Calogero. 2014. Universal, Polydor.
Album « Îl » de M. 2012. Barclay Records.
Album « A Night at the Opera » de Queen. 1975. Elektra Records.
Cinéma
« S’il y a un film qui m’a marqué, c’est « La liste de Schindler ». C’est le sens de l’histoire qui m’a vraiment touché. Même si c’est un peu romancé bien sûr, c’est une histoire vraie qui est assez poignante. C’est un film qui est presque en noir et blanc sauf une petite fille qui est en rouge et qu’on suit jusqu’à la fin. C’est un film très marquant pour moi. Ce qui est le plus poignant, c’est lorsque l’on voit les descendants, ou ceux qui sont survivants, venir déposer une petite pierre sur la tombe du héros de l’histoire ».
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« Un autre long métrage m’a marqué pour son originalité, c’est « Phone Game ». C’est un huis clos dans une cabine téléphonique où le héros se trouve. Après qu’il est raccroché d’un appel, le téléphone sonne et c’est tout un scénario qui commence. En fait, l’homme qui l’appelle volontairement est un tueur qui essaie de lui faire prendre conscience de l’être qu’il est, la personne qu’il est et qui est mauvaise avec les gens. Il essaie de le faire réfléchir sur cette mauvaise personne. En le menaçant, en tirant sur la cabine pour éviter qu’il sorte, il souhaite qu’il téléphone à des gens pour s’excuser de ce qu’il a fait. C’est un film un peu philosophique et en même temps un peu thriller ».
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« J’ai également beaucoup apprécié, comme beaucoup de ma génération, la série des « Harry Potter ». Cette série où tu vois grandir et évoluer le personnage. C’est assez bluffant. J’ai voulu d’ailleurs voir les différences entre les films et les livres originaux, les sept tomes d’Harry Potter de J. K. Rowlings en anglais. Là, tu t’aperçois que certains personnages du livre ne sont pas repris de la même manière dans les films. Le personnage d’Hagrid, par exemple, parle un anglais ancien un peu charabia. Quand tu le lis, il faut s’accrocher. Dans les films, ce n’est pas le même genre. Ils ont bien entendu adapté le langage pour que ce soit compris par tous ».
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Film « La Liste de Schindler » de Steven Spielberg avec Liam Neeson, Ben Kingsley et Ralph Fiennes. 1993. Universal Pictures.
Film « Phone Game » de Joel Schumacher avec Colin Farrell, Kiefer Sutherland et Forest Whitaker. 2002. Fox 2000 Pictures.
Film « Harry Potter à l’école des sorciers » de Chris Colombus avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson. 2001. Warner Bros Pictures.
Littérature
« En fait, en littérature, les bouquins que je lis, c’est plutôt en lien avec le boulot. Avec le management. C’est passionnant pour moi mais pas forcément pour de la lecture détente. Mais ce qui m’a marqué, c’est un bouquin que j’adorais quand j’étais gamin. Et je suis retombé dessus chez mes parents, il y a quelques années. Ce n’est pas un livre, c’est une BD. C’est la BD « Quand je serai grand, je serai... ». Ça reprend de manière humoristique les métiers. Même maintenant, ça me fait encore marrer. Par exemple, la dame qui s’occupe du ménage à l’hôtel s’appelle Eugénie Dulogit. La maire s’appelle Élise Aimoi, Bill Dauser est terrassier et le barman se nomme Gérard Mansoif. En fait, tous ces noms et tous ces jeux de mots te donnent envie de lire. Ça permet de découvrir des métiers avec un peu d’humour... ».
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« Le deuxième livre qui m’a marqué, c’est « 2001 : L’Odyssée de l’espace ». Et ça, c’est quand je suis arrivé au collège. Je pense que c’est le premier livre « fantastique » que j’ai vraiment lu. Je devais faire une fiche et le présenter en classe. J’avais adoré et dévoré ».
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« J’ai ensuite rapidement apprécié les livres « à suspens » et pour ça je suis passé par le maître du genre selon moi. Le premier livre de Stephen King donc que j’ai lu, c’est « Misery ». Ce livre m’a fait adorer vraiment l’univers un peu gore, un peu fantastique mais surtout un peu thriller ».
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BD « Quand je serai grand, je serai... » de Anne Civardi et Stephen Cartwright. 1985. Editions du Pélican.
Livre « 2001 : L’Odyssée de l’espace » de Arthur C. Clarke. 1968. Robert Laffon.
Livre « Misery » de Stephen King. 1989. Albin Michel.